Santé mentale au travail

La santé mentale au travail est devenue un enjeu majeur. En 2025, près d’un tiers des salariés français se trouvent en situation de mal-être psychologique, et 87 % identifient le travail comme le premier facteur influençant leur état mental. Bien que 85 % se disent en bonne santé mentale, les études cliniques estiment que 25 à 30 % sont en difficulté réelle.

Enjeux et déterminants

Selon l’OMS, un travail décent favorise le bien-être, tandis qu’un cadre médiocre (charge excessive, faible autonomie, discrimination, insécurité de l’emploi) constitue un risque majeur pour la santé mentale. En 2019, 15 % des adultes actifs souffraient d’un trouble mental dans le monde.

Les risques psychosociaux (RPS) sont désormais clairement identifiés : intensité du travail, exigences émotionnelles, manque d’autonomie, relations dégradées, conflits de valeurs, insécurité quant à l’avenir. Ils génèrent stress, troubles anxieux et dépressifs, épuisement professionnel, addictions, mais aussi des conséquences organisationnelles : turnover, baisse de performance, conflits, désengagement.

Un coût humain et économique massif

La mauvaise santé mentale au travail représente un coût considérable.

  • En France, les maladies psychiques d’origine professionnelle ont augmenté de 25 % en 2023, et 12 000 accidents du travail étaient liés aux RPS.
  • Le coût du mal-être atteint 13 250 € par salarié et par an en moyenne (absentéisme, turnover, perte de productivité).
  • Dans le monde, la dépression et l’anxiété font perdre 12 milliards de journées de travail par an, soit 1 000 milliards de dollars de productivité.

Obligations légales et responsabilités

En France, l’employeur a une obligation légale de protéger la santé mentale (article L.4121-1 du Code du travail) et doit évaluer les RPS, adapter l’organisation et mettre en place des actions de prévention, d’information et de formation.

Prévention et solutions

La prévention repose sur une approche organisationnelle (réduction de la charge, autonomie, reconnaissance, management bienveillant), la formation des managers, la mise en place de services d’écoute, le développement de la culture interne, et des aménagements pour les personnes en souffrance (retour progressif, adaptation du poste).

Les entreprises qui investissent dans la santé mentale constatent une augmentation de la productivité (+6,5 %), une diminution de 21 % du turnover et un retour sur investissement allant jusqu’à 5 pour 1.

[NDR : les données chiffrées proviennent du site de l’apec]

Une solution avec la psychanalyse

Dans un contexte professionnel où les troubles anxieux, dépressifs et les risques psychosociaux augmentent fortement, les entreprises ont besoin de dispositifs capables d’agir en profondeur, durablement, et d’accompagner la singularité des situations humaines. L’approche psychanalytique (en cabinet ou en visio) offre précisément cet espace d’élaboration fine des conflits internes, des mécanismes défensifs et du rapport subjectif au travail, là où les réponses standardisées montrent leurs limites.

Les psychothérapies psychanalytiques sont efficaces pour l’ensemble des troubles psychiques et produisent des effets durables, souvent plus profonds que les interventions brèves centrées sur les symptômes. Leur action sur les processus inconscients favorise une transformation stable de la personnalité, une meilleure régulation émotionnelle et une capacité renforcée à faire face au stress, aux conflits et aux périodes de surcharge.

La visio ne réduit en rien cette efficacité : une vaste étude britannique menée sur 275 000 patients montre même que les consultations à distance permettent une amélioration plus rapide, en raison d’un accès facilité et d’une continuité de suivi accrue. Elles rendent possible l’accompagnement de salariés éloignés, en déplacement, ou en difficulté pour se rendre en consultation, tout en maintenant la qualité du travail thérapeutique.

Dans l’entreprise, cette approche permet :
• de prévenir l’épuisement professionnel et les difficultés relationnelles ;
• d’aider les salariés à comprendre ce qui se rejoue pour eux dans le cadre de travail ;
• de réduire l’absentéisme, les conflits et la souffrance psychique ;
• de soutenir des transformations organisationnelles durables.

Offrir un accès à la psychanalyse en présence ou en visio c’est donner aux salariés un espace pour penser, élaborer et retrouver une capacité d’action. C’est investir dans la santé mentale avec une méthode éprouvée, adaptable et profondément humaine.

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